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 Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre

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*Orya*
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MessageSujet: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Mar 27 Nov - 15:03

Introduction

Orya naquît dans la citée de Troy durant les derniers souffles de l’hiver, là où la force vitale du printemps combat le givre avec détermination.
Son père, Fargon, était un bureaucrate ennuyeux, sa mère, Nindë, une mère envahissante et caractérielle.
Orya grandit dans une petite maison rustique, au sein d’un quartier modeste. Plus elle grandissait, plus son comportement à la fois impétueux et sage, désarmait ses parents qui se disputaient sans cesse sur l’éducation que devait recevoir une jeune elfe bien élevée.
Nindë rêvait de voir sa fille devenir une elfe indépendante et appliquée dans ses études, Fargon se préoccupait peu de sa fille, et souhaitait simplement qu’elle porte de longues robes légères et qu’elle se confectionne des couronnes de fleurs. Cette divergence de points de vue affectait ses parents et exaspérait Orya qui ne voulait suivre ni le rêve de son père, ni celui de sa mère.
Ces incessantes querelles brisèrent la famille. Nindë finit par jeter son mari dehors. La tension fut pour un temps apaisée, puis Nindë, fidèle a son caratere envahissant, poussa malgré elle sa fille a fuir le logis maternel.

D’un tempérament aventurier, Orya investit ses économies dans un équipement basique, nécessaire a tout explorateur qui se respecte : un sac à dos, un plastron de cuir, une paire de bottes confortables et une épée courte. Une fois ses affaires rassemblées, elle quitta Troy par la mer pour une destination inconnue. Elle aimait le hasard.

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Dernière édition par *Orya* le Mer 7 Sep - 12:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Mar 27 Nov - 15:04

Première partie : La chasse interminable

Sa première halte se fit sur une île volcanique nommé Mercator. Elle débarqua dans un port sombre et délabré, à première vue abandonné. La nuit tombait, elle commençait déjà à regretter ses lubies d’aventurière. Elle s’engouffra dans les ruelles tortueuses à la recherche d’une auberge : « Le cochon pendu », voici le nom de l’établissement dans lequel elle se réfugia. Un nom si ridicule ne pouvait être donné que par la race humaine, pensa-t-elle.
Passé la porte, elle entra dans une grande salle enfumée. De vieux loups de mer buvaient dans de grandes choppes en métal un liquide mousseux et brunâtre, des hommes vêtus de l’habit simple des pêcheurs discutaient joyeusement en fumant la pipe. L’arrivée d’une étrangère, et de surcroît d’une elfe imposa le silence dans la pièce.
Un vieil homme lui fit signe de le rejoindre, lui lançant un regard complice et bienveillant, elle ne se fit pas prier. Une fois installée en compagnie du vieillard, les conversations alentour reprirent normalement.
L’homme se présenta sous le nom de Gondon le sec, ancien capitaine de la Marina, un navire marchand. Il monologua longuement sur sa vie avant de questionner Orya sur les raisons de sa présence. Il l’écouta d’un air attentif puis entortilla les poils blancs de sa barbiche autour de ses doigts. L’ancien capitaine décida alors de lui conter une légende locale, le genre de légende dans laquelle un trésor oublié n’attend que d’être découvert. La jeune elfe bondit sur l’occasion, sa soif d’aventure égalait sa crédulité.

Au petit matin, Orya prit congé du vieil homme. La nuit entière avait été employée à discuter des différents éléments de la légende. Le capitaine lui avait offert une carte de l’île dessinée sur une peau tannée. Elle décida de se diriger vers l’ouest. Les jours, les semaines passèrent, Orya s’enfonçait peu à peu dans l’île, trouvant progressivement les indices qui lui permettrait de découvrir le fameux trésor.

Durant son exploration elle rencontra une race dont elle ne soupçonnait pas l’existence : les Khajiits. Félins se déplaçant et conversant comme des hommes.
Elle explora ruines, donjons abandonnés, cryptes, forêts, vallées, visita villages et villes fortifiées, affronta des animaux féroces, des gobelins, des brigands, des sorcières.

Un an avait passé. Le jeune corps d’Orya était devenu robuste, ses sens s’étaient aiguisés, sa vision s’était accrue, son habileté et ses réflexes égalaient ceux d’un rôdeur. Le temps avait néanmoins entamé sa détermination.
Un matin, rompue par une marche de plusieurs jours, elle arriva dans un petit village constitué de cabanes branlantes. Son instinct la guida jusqu’à l’entrée d’un gouffre, en plein centre du village. Les habitants s’étaient massés autour d’Orya, intrigués par l’arrivée d’une étrangère en ce lieu si reculé. Elle ne prenait pas garde à eux, trop absorbée par l’écoute attentive de son instinct. Une jeune humaine s’approcha d’elle et évoqua la légende contée par Gondon le sec. Elle fit volte face et saisit fermement le bras de la fille « Sais-tu quelque chose ? », inquiète et désemparée elle baissa les yeux « Ce que tu cherches est par là. » fit-elle en désignant le trou béant. « Il faut y descendre, mais prend garde, aucun n’en n’ai jamais revenu. ».
Orya desserra sa prise et s’accroupit au bord du gouffre. Elle savait que c’était le seul chemin, mais quelque chose en elle la retenait. De son index elle poussa un cailloux dans le trou noir, 10, 20, 30, 40 secondes aucun son, une minute toujours rien, cette brèche semblait sans fond.
Elle sortit une corde de son sac, l’enroula autour d’un arbre robuste, fit deux tours autour de sa taille, noua le tout et enroula la corde le long de son avant bras. Elle tira à plusieurs reprises pour vérifier la solidité du nœud et commença sa descente sans un mot, sous le regard médusé des habitants du village. Elle tâtonnait avec sa main libre et ses pieds pour trouver les prises les plus sûres, l’obscurité était totale, épaisse et humide.

Au bout de quelques minutes, Orya fit une pause, elle réussit a se caler sur le rebord d’une corniche. Elle fouilla dans son sac et en sortit une petite chose dotée d'ailes, phosphorescente, qui une fois sa main a plat prit son envol et papillonna autour d’elle. La lumière produite par cette luciole éclairait toute la largeur du gouffre. Le trou n’était pas très large, à peine deux hommes mit bout à bout, cependant au fur et à mesure de la descente il semblait s’agrandir. Orya regarda le reste de corde dont elle disposait. Elle était descendu d’une dizaine de mètres. Subitement, la corde qui la soutenait se déroba, elle s’agrippa désespérément a la paroi humide, ses ongles s’enfonçaient dans la boue, tous son corps était tétanisé.
Elle sentit la corde tomber violement puis se balancer frénétiquement d’un bord à l’autre de la parois. Ses mains glissaient sur la surface lisse des pierres, elle chercha du regard une prise pour remonter quant elle aperçu un visage à la surface. La peur lui saisissait la gorge, elle ne pouvait émettre aucun son. Avec la force du désespoir elle plaqua sa main sur une pierre saillante et se hissa légèrement, sa botte pleine de boue ripa, elle s’écorcha les genoux avant de retrouver un semblant d'appui.
Son cœur martelait sa poitrine, elle sentait que c’était la fin quand elle entendit crier : une corde avait été descendue jusqu’à elle. Orya était a bout de force et savait qu’un faux mouvement pouvait la précipiter dans les ténèbres. Elle prit une légère impulsion et agrippa la corde salvatrice. Son visage se tordit de douleur lorsque ses mains glissèrent sur quelques centimètres avant qu’elle puisse coincer l’extrémité de la corde autour de ses chevilles. Ses paumes et la pulpe de ses doigts étaient en sang.

Quand elle rouvrit les yeux elle était étendue sur une paillasse, les mains et les genoux bandés. La jeune fille apparut devant ses yeux et se réjouit de son réveil. « Tu as dormis pendant trois jours, je vais changer tes bandages.». Orya fronça les sourcils « La corde ?», sa bouche était pâteuse, ses lèvres gercées, ses mots étouffés. « La corde ? N’y pense plus, c’est le destin qui a voulu ça. Heureusement, le destin a aussi décidé que tu survivrais. ». La jeune elfe sentit bouillonner la vie dans son corps, elle accepta les paroles de la fille comme un assoiffé accepte le bol d’eau qu’on lui tend, et se rendormit.

Quelques jours plus tard, Orya décida d’abandonner cette quête interminable et de quitter Mercator. Elle avait vu cette fois la mort de trop près et elle aspirait à d’autres aventures. Elle remercia longuement sa guérisseuse, les villageois qui l’avaient remontés du gouffre et prit congé en direction d’une ville portuaire au nord. Sur le chemin elle s’aperçut qu’elle ne connaissait même pas le nom de la jeune humaine qui l’avait veillée. Elle s’arrêta net, le village était encore visible et elle sentait son regard. Orya ne se retourna pas, finalement, et continua sa route.

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MessageSujet: Re: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Jeu 29 Nov - 13:21

Deuxième partie : La Guerre


Le vent claquait dans les voiles du Serpent Doré. Dans sa cabine exigu, Orya observait a travers le hublot la houle d’un air préoccupé. Cela faisait une semaine qu’elle voguait sur ce rafiot en direction d’un continent en guerre. Au port de l’île volcanique, elle s’était enrôlée dans l’armée Lorderonaise qui recherchait jusqu’aux continents les plus lointains des renforts pour repousser une invasion Orque. Le salaire était bon et la soif de batailles qui animait Orya l’avait poussée a ce long voyage. En 6 jours, le navire avait connu un incendie qui avait ravagé la moitié des stocks de nourriture et de tabac, une mutinerie que le Capitaine Stefen Elfe des bois au pied marin, avait circonscrit à coups de fouets, et le quasi abandon des postes de navigation par l’équipage à la vue d’un Léviathan, qui miraculeusement n’avait pas prêté attention au bateau.

A l’aube du 8 ème jour, le Serpent Doré mouillait dans le port de la Lune d’argent. Il fallait désormais rallier la citée militaire royale pour recevoir son équipement et ses instructions.
Orya arriva sans encombre à la caserne quelques jours plus tard, après un voyage inconfortable en diligence.
Le sergent instructeur rassembla les recrues dans la cour, les jugea par leur stature et leur race et leur donna arme et armure. Etant elfe, Orya hérita d’un arc et d’une cuirasse. Elle n’avait jamais pratiqué le tir à l’arc jusqu’ici, le maniement de l’épée courte lui était bien plus familier, mais vu son apparence frêle indigne d’un guerrier, le sous officier ne voulu rien savoir et lui somma de s’accommoder de son équipement.

Après un apprentissage sommaire des rudiments militaires, Orya et les autres recrues furent envoyées au front. C’est à cette époque que sa haine des orques, des trolls, et de tout être naturellement tourné vers le mal et la barbarie naquit. Les Orques étaient de grosses créatures à la peau verdâtre pour la majorité, grands, brutaux, et forts. Les Gobelins étaient plus petits, chétifs, mais aussi plus malin et machiavéliques. Les Trolls, étaient puissants et rapides, ils étaient armés de frondes et avaient une haine particulière envers les elfes, Orya les craignait plus que n’importe quel autre ennemi. Puis les Ogres, les morts vivants appelés par les Chevaliers de la mort...Cette guerre fut effroyable, et la jeune elfe dû son salut a son intelligence et ses réflexes, plus qu’a ses qualités d’archer.
Elle enchaîna les batailles, cumula les campagnes, jusqu’au jour où elle se fit mortellement blesser lors d’une prise de position ennemie. On la rapatria dans un avant poste militaire. Les guérisseurs de guerre, maître dans l’art de la restauration la sauvèrent d’une mort quasi certaine. Sa convalescence fut longue et pénible, si longue que la fin de la guerre se fit sans elle. Quand elle décida de quitter ce continent 5 années étaient passées.

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MessageSujet: Re: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Jeu 29 Nov - 22:16

Troisième partie : La forêt maudite

Orya quitta le continent non pas par la mer mais par le ciel, chevauchant une Viverne. L’animal lui avait coûté fort cher, et elle espérait rentabiliser son investissement par un voyage agréable et sans encombre.
Elle n’avait jamais apprécié les voyages en bateau, les imprévus pouvaient venir de partout et ses souvenirs sur le Serpent Doré étaient trop récents pour qu’elle utilise a nouveau ce moyen de locomotion.

Au bout de quelques heures de vol, le ciel devint menaçant. Il suffisait de traverser l’épaisse couche nuageuse pour être à l’abri. Orya dirigea sa monture dans le ciel tumultueux quand elle entendit un cri strident, elle regarda par-dessus son épaule, au dessus de sa tête, les nuages épais brouillaient sa vision. Un second cri perçant encore plus proche ébranla le ciel, Orya se retourna a nouveau et vit avec effroi deux Vivernes à la peau sombre fondre sur elle. Il était trop tard, l’une d’elle planta ses griffes dans le flanc de sa monture, Orya failli perdre l’équilibre, sa Viverne devenait incontrôlable, elle tenta de la faire redescendre, espérant trouver rapidement une forêt pour amortir sa chute.
Les deux monstres harcelaient la Viverne de la jeune elfe qui piquait presque à la verticale. Les nuages furent rapidement dépassés, les assaillants étaient toujours là, prêts à se repaîtres des cadavres une fois écrasés sur la terre ferme. Orya s’agrippait à la selle, le vent battant son visage, elle avait fermé les yeux et s’était plaquée le long du corps écailleux de sa monture. Subitement elle entendit un geignement, les deux Vivernes avaient stoppé leur chasse, Orya tourna la tête vers le sol quand sa monture s’écrasa violemment dans un amas de feuillages et de branches. Des craquements. Un râle. Des feuilles vertes. Des épines et des branches, le souffle coupé puis les ténèbres.

Les paupières d’Orya s’ouvrirent par saccade, elle ne comprit pas tout de suite pourquoi ses yeux ouverts ne voyaient que les ténèbres. Elle crut être morte, puis elle sentit un frisson lui parcourir l’échine. Elle bougea le bout de ses doigts, puis se tourna lentement sur le côté. Elle scruta les ombres et comprit qu’il faisait nuit noire. Aucune lune ni aucune étoile n’éclairait le ciel. Elle se mit à quatre pattes et tatonna dans l’obscurité.
De l’herbe sous ses doigts, des feuilles et des branches cassées, l’air frais était emplit d’un léger parfum, mélange de verdure et d’une odeur âcre. Sa main se posa sur une surface ferme et lisse, elle força son regard, ses yeux s’habituèrent quelque peu à la nuit, elle reconnu alors la peau écailleuse de sa Viverne sous ses doigts. Le cou de sa monture était transpercé de part en part par un tronc éclaté en forme de biseau, sa tête semblait encore prise de spasmes et vibrait faiblement dans la brise. L’espoir de quitter cette forêt par le ciel s’évanouit. Orya se cala contre le cadavre de sa Viverne et s’assoupit.

Au petit matin, l’elfe se réveilla au centre d’un génocide végétal. L’atterrissage forcé avait déraciné plusieurs arbres et avait brisé maints troncs, sans parler des feuillus alentours qui avaient perdus la moitié de leurs branches et de leur robe. Orya s’en inquiétait car elle connaissait la puissance mystérieuse de la nature et redoutait la colère de la forêt. Si cette terre avait engendré des Ents, il se pourrait qu’elle ne sorte jamais d’ici.
Elle ramassa ses affaires éparpillées ça et là puis s’enfonça au hasard à travers les arbres.

Sombre et inquiétante, la forêt regorgeait de loups et de gobelins. Sa connaissance de la nature n’était que rudimentaire, si bien qu’elle retourna sur ses pas durant 3 jours avant de découvrir aménagée dans une souche, la maison d’un gnome.
Curieux et joviale, Psill, c’était son nom, l’accueillit avec joie chez lui afin de prendre quelques repos. Orya entra à quatre pattes dans sa charmante et coquette maison. Psill prit un air grave lorsque l’elfe lui conta sa mésaventure. « La fforêt grondde et ne te laisssera pas partirr. Elle ne grondde pas coontre toi, mais coontre un déémon dans les marraiis. Le déémon abssorbe la forcce vitale de la fforêt. Tu dois le tuuer si tu veux partirr. Le Grrand Ent te liberrera après ça. ».

Orya se résigna a accomplir le souhait du Grand Ent. La forêt était immense et sombre, il lui fallut plusieurs semaines avant de s'y familiariser et de découvrir les fameux marais. Cachés derrière une épaisse végétation, ils étaient vastes, glauques et puants. L’odeur était difficilement supportable, il fallait pourtant pénétrer dans les eaux verdâtres pour trouver le monstre.
Orya progressait lentement dans les marais, la vase alourdissait ses bottes. Arrivée au centre elle fit une pause. Tout était silencieux, l’elfe commençait a se lasser d’attendre quand l’eau visqueuse commença a bouillonner, une chape de brume épaisse se forma sur la surface et une masse s’en éleva lentement. Le Démon était là, a quelques mètres, la face dégoulinante de vase. Sa tête était constituée d’un crâne chauve et difforme, ses orbites enfoncées profondément recelaient deux petits yeux luisants, rougeoyant comme des rubis, sa mâchoire était large et puissante, munie de plusieurs rangées de dents acérées. Son corps grand et massif, était parcouru d’alvéoles translucides, il ne disposait apparemment pas de jambes et semblait être en équilibre ou en lévitation.
Le corps de l’elfe frissonna d’horreur, l’odeur que dégageait le monstre était irrespirable. Elle tira lentement son épée hors du fourreau, sans geste brusque, il l’observait d’un regard maléfique. Elle n’avait pas vraiment le choix, il lui fallait combattre cette abomination et la vaincre ou rebrousser chemin et terminer sa vie dans cette forêt maudite. L’idée de se voir pourrir en ce lieu durant des siècles la poussa au combat, elle refoula sa peur poussa un cri de guerre et le chargea.
Malheureusement, le Démon était bien trop puissant pour la jeune elfe qui dû s’échapper des marais pour avoir la vie sauve.

Elle retourna plusieurs fois dans le marais pour le combattre, toutes ses tentatives étaient vaines, mais au fur et à mesure des combats elle réfléchissait à la meilleure tactique à adopter. Près de la maisonnette de Psill, elle s’entraînait a manier l’épée, a travailler ses combos, a parer, a résister a la fatigue et à la douleur. Le gnome avait prit pitié de la captive, le Grand Ent n’avait pas pitié, lui, Orya était sa seule chance. Deux lunes plus tard, Psill, fumant la pipe au soleil couchant, comme à son habitude, sursauta au son d’un cri démoniaque.
Des bruits de pas précipités s’approchèrent de la maison du gnome, on toqua frénétiquement a la porte, c’était Orya « Ca y est ! Je l’ai eu ! Je l’ai tué, le Démon du marais est mort, la forêt est libérée ! » s’exclama-t-elle « Regarde Psill ! ». Dehors, émanant des arbres, une nuée de flocons étincelants envahissaient l’obscurité. Le gnome sourit « Le Grrand Ent doit t’attendrre Orrya, vaa ! », elle lui rendit son sourire et le remercia d’une poignée de main solennelle et amicale. Il était temps de partir. L’elfe courut plus vite que le vent jusqu’au Grand Ent, chêne gigantesque et noble. Une fois arrivée elle se posta droit devant lui « Je suis Orya, j’ai débarrassé la forêt du Démon du marais, libère moi à présent ! », après un court instant le Grand Ent lui répondit « Oui. La forêt te remercie. Adieu. » a ses mots, les feuillages s’écartèrent pour laisser apparaître derrière lui un couloir végétal, éclairé par les flocons étincelants.

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MessageSujet: Re: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Mer 5 Déc - 21:13

Quatrième partie : Des années sombre

Sa main gantée de cuir noir saisit le calice délicatement, l’enveloppa dans un linge et l’enfouis dans sa besace. Comme une ombre, elle se faufila sans bruit a travers les corridors et les salles de marbre, elle prit appuis sur le rebord d’un balcon, fit tournoyer un grappin au dessus de sa tête et le lança de l’autre côté de la rue. Le grappin coincé solidement elle s’élança dans le vide, une patrouille arriva quand Orya amortit sa chute d’une roulade au fond d’une ruelle perpendiculaire. Elle se plaqua contre la parois et resta totalement immobile. Les gardes discutaient bruyamment et s’éloignèrent sans se rendre compte de quoi que ce soit.

« Parfait ! » lança le collectionneur à l’elfe encapuchonnée.
« Vous êtes rapide, efficace…des voleurs de votre acabi ne courent pas les rues. » fit-il en jetant un œil a travers la fenêtre de son bureau.
« Ce ne sont que de misérables petites frappes a peine bonnes a voler des pommes et mendier….Vous devez être très demandée… » il laissa sa phrase en suspend, Orya ne répondit rien.
« Vous êtes bien silencieuse, pour un voleur j’imagine que ce doit être une grande qualité.» Il tourna sur lui-même et s’affala dans son fauteuil.
« Depuis quand êtes vous arrivé ici ? 10 ans ? Vous vous êtes taillé une réputation, beaucoup veulent votre tête, la garde, vos concurrents… »
« Je n’ai jamais fait de victime lors de mes intrusions, pas une goutte de sang autre que le miens n’a coulé. » interrompit-elle.
Le collectionneur la regarda droit dans les yeux, ouvrit le tiroir de son bureau et posa devant elle une lourde bourse remplie de pièces d’or. Sans dire un mot, Orya la saisit et sortit de la pièce.

Elle s’était installée dans un grenier abandonné, dans le vieux quartier. Ses conditions de vie étaient spartiates. Recherchée par les milices et la garde elle passait sa vie à fuir, l’or accumulé ne lui servait qu’a se nourrir et entretenir son équipement, elle n’en profitait pas. Elle aurait put s’acheter une maison, vivre dans l’opulence et le luxe, mais son destin n’était pas celui-ci.

Il y a une dizaine d’années, quand elle sortit de la forêt maudite, elle marcha de longs jours, seule. La première citée qu’elle aperçut au loin fut celle où elle passa ces dernières années.
Perdue et démunie, elle rechercha d’abord l’aide des autorités, puis des habitants, jamais la main tendue vers eux ne fut saisie.
Un soir, alors qu’elle dormais dans une impasse sombre, un homme lui proposa son aide. Dans ce qui semblait être une cave elle rencontra des hommes et des femmes souriants, amicaux, elle fut nourrie et réconfortée, puis on lui apprit a survivre dans cette Citée de métal, froide et inamicale. Elle avait intégré la guilde des Gants Gris, une guilde de voleurs, ni plus ni moins.
La rancœur ressentie a son arrivée lui avait retiré tout scrupule a vivre de larcins, et la reconnaissance qu’elle devait a ses sauveurs lui fit prendre définitivement cette voie. Travailler pour cette guilde était gratifiant et l’or coulait à flots. Les talents d’Orya provoquèrent d’abord la surprise, puis la fierté, vint ensuite la jalousie puis le rejet.

Trois hivers plus tôt, Orya quittait la guilde du Gant Gris pour travailler seule, les tensions et les jalousies étaient telles que derrière chaque homme et chaque femme de cette Citée pouvait se cacher son assassin. La vie était pénible, elle préparait son départ depuis plusieurs mois et elle s’était décidé a quitter la Citée de métal après le vol du Calice. Elle s’y était résolu.

Au petit matin, elle rassembla ses affaires et sortit par le toit, comme a son habitude. Elle se déplaçait comme un chat, de toitures en toitures. Il lui fallait traverser le rempart sans alerter la garde qui avait prit pour habitude de fouiller et décapuchonner tout individu suspect. Son visage avait été rarement aperçu, ce n’était pas ses traits qui la trahirait, mais sa race. Aucun elfe n’habitait la Citée, a part elle. Elle observait du haut de son perchoir les deux gardes en poste, a cette heure, elle le savait depuis longtemps, c’était la relève. Par habitude, les soldats s’éloignaient de quelques mètres de la porte a la rencontre de leurs remplaçants pour râler sur une chose ou sur une autre, leur retard, leur mal de dos, de pieds, leur fatigue, leur estomac creux, bref, la voie était libre pendant cinq bonnes minutes. Le plan se déroulait comme prévue, elle glissa silencieusement le long d’une gouttière quand elle aperçut la lueur d’une dague dans l’ombre d’une ruelle, son sang ne fit qu’un tour, on venait pour l’assassiner avant son départ. Il n’y avait pas une seconde a perdre, la sortie de la Citée était a une vingtaine de mètres, son agresseur qui pensait ne pas avoir été detécté attendait le moment où Orya passerait le long du mur pour la prendre à la gorge. Il fallait affronter son meurtrier et le tuer avant que la relève ne prenne son poste, ou courir vers la garde assez bruyamment pour qu’ils se rendent comptent de sa présence ; ainsi l’assassin ne pourrait rien tenter. Du coin de l’œil elle vit le meurtrier bouger, peut être l’instant de réflexion qu’avait prit Orya avait-il alerté son meurtrier. Elle se précipita vers la garde en faisant claquer ses bottes sur le pavé, l’assassin la vit passer devant lui, il faillit bondir mais se ravisa en voyant la garde s’approcher de l’elfe.

Le seigneur de la Citée, clément, ne la fit pas exécuter, cependant il ne voulu pas prendre le risque de la garder dans sa prison, de peur qu’elle ne s’évade et dérobe toutes les richesses de son château. Il décida alors de l’exiler très loin vers le nord est. La garde la jeta dans un navire en fond de cale, enfermée a double tours dans une cage.

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MessageSujet: Re: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Sam 8 Mar - 13:54

Cinquième partie : L’apogée

La traversée dura plusieurs semaines. Orya eu le temps d’apprivoiser les rats du navire, enfermée dans sa cage de fer. Elle n’avait le droit qu’a une sortie à l’air libre par semaine, sous escorte, enchaînée pieds et poings liés. La nourriture qu’on lui servait épisodiquement était avariée, elle tomba malade, survécu miraculeusement, et a son arrivée elle était assoupie sur les planches poussiéreuses et sales du fond de cale.
« Debout vermine ! Ton voyage se termine ici ! » éructa le garde chiourme.
Elle sursauta, arrachée a son sommeil. Il sortit de sa poche un trousseau de clés et ouvrit la cage.
« Dehors ! Lève toi ! »
Orya avait beaucoup maigri, ses joues s’étaient creusées, sa peau était poisseuse, ses cheveux emmêlés. Le garde chiourme l’attrapa par le bras et la fit brusquement lever, il l’entraîna a vive allure le long du couloir de bois, gravit une volée de marches, une
échelle, et passa une lourde trappe.
La lumière l’éblouit, elle plissa les yeux. Encore aveuglée par le jour, on la jeta brutalement dans un canot, sa tête heurta le banc, elle s’évanouit.

Orya ouvrit les yeux, ses paupières étaient lourdes, son crâne lui faisait atrocement mal. Elle distingua du sable, elle sentit de l’eau froide lécher ses pieds. Elle se mit a genoux
avec grand peine, essuya le sable collé sur sa joue et ses bras, palpa sa tête
et regarda sa main. Aucune trace de sang. Elle avait juste une grosse bosse sur
le côté de la tête. Soulagée, elle se mit fébrilement sur ses jambes et regarda
autour d’elle.
On l’avait abandonnée sur une côte, le temps était maussade, ses yeux d’elfes distinguaient au loin la prison flottante qui l’avait menée jusqu’ici. Non loin du rivage, des marécages a la végétation moussue, et vers l’est, elle distingua un petit village côtier.
Les cabanes aux planches de bois étaient
envahies de mousse et de champignons. Il devait être tôt, le village était
désert. Elle attendit quelques instants, persuadée qu’on allait venir la
chercher pour la jeter a nouveau en prison, mais rien, personne. Il semblait
que la jeune elfe se soit résignée a une vie de prisonnière après avoir vogué
sur ce rafiot, la faim, la soif, les mauvais traitements, les insultes, avaient
annihilés tout espoir, avaient éteint le feu ardent qui brûlait dans ses yeux.

Elle avança vers le village et s’aperçut en regardant ses poignets meurtris qu’elle n’avait plus ses fers. Elle prit une profonde inspiration et pénétra plus avant, le regard sec.


Partie I

Dans la noirceur d’une cave, Némésis faisait danser une pièce d’or dans sa main.
L’éclat de l’or scintillait dans la pénombre. Un homme a la peau sombre arriva
dans la pièce, éclairé par la lueur d’un flambeau. Il s’arrêta en face de
l’elfe.
« Te voilà Némésis. J’attendais depuis longtemps ton retour des îles ascadiennes. As-tu l’œil ? »
Pour toute réponse, elle sortit un rubis de sa besace, il produisait une lumière étrange.
« Parfait ! » fit-il en saisissant l’objet mystérieux.
« Qu’allez vous faire a présent, maître ? »
L’homme baissa les yeux.
« Je dois partir, ma vie est menacée, tu le sais. Maintenant que nos repères sont protégés par les machines naines que tu as fait construire, je peux rejoindre le continent l’esprit tranquille. »
« Que va devenir la guilde sans vous ? »
L’homme s’assit a côté d’elle et posa une main amicale sur son épaule.
« Il y a cinq années, la guilde a rencontré une jeune étrangère. Nous l’avons prit sous notre aile, ses talents dépassaient ce que nous pouvions espérer. Par ses actes et son
abnégation, elle a su redonner espoir a une guilde qui dépérissait sous la
pression maléfique de ses ennemis. Pour cela, et je le sais depuis bien
longtemps même si notre première rencontre est encore récente, tu es mon
héritière. »
Il rapprocha son visage de celui de l’elfe, et approcha de ses yeux pleins de flammes un gant pourpre.
« Prend-le ! » lança-t-il comme un ordre.
Némésis le saisit avec respect et l’enfila sur sa main droite.
« Te voici officiellement Maître de la guilde des Voleurs. »



Partie II


La lame de son sabre pourfendit le traître de part en part, son sang éclaboussa les parois de la caverne. Il fixa l’elfe dans les yeux en tremblant, émit un dernier râle en crachant son sang, puis ses yeux se révulsèrent et sa tête bascula. Son cadavre maculé de
sang chaud tomba sur le sol dans un bruit sourd, son qui se répercuta dans les
cavités, comme une marche funèbre.
Son assassin retira sa lame lentement, comme pour profiter chaque seconde de cet instant. Elle essuya son arme sur l’étoffe de sa victime, et du revers de sa main le sang qui coulait aux commissures de ses lèvres. Une large fissure horizontale entaillait son armure légère. Elle la couvrit de son avant bras et recula vers la sortie, les yeux
figés sur le cadavre.

« Tes blessures vont guérir rapidement avec les soins prodigués par notre soigneur. »
Némésis leva les yeux vers son interlocuteur et sourit.
L’homme était d’un âge avancé, son corps puissant masquait sa fatigue. Il ne combattait plus depuis longtemps mais portait toujours son plastron d’acier. Il prit un tabouret et s’assit près d’elle.
« Comme tu le sais, l’Ordre guerrier a perdu le remplaçant que j’avais désigné. Les preuves que tu m’a fournies sur son implication dans cet honteux trafic d’esclave a été la
signature de son arrêt de mort. On ne peut impunément trahir ma confiance.
Justice a été rendue. Tu as levé le voile sur un trafic honteux que l’empire ne
cautionne plus, j’ai été stupide de croire que cet elfe noire avait plus foi en
nos valeurs qu’en celles de ses ancêtres. »
Il fit une pause et prit une profonde inspiration.
« Je ne peux indéfiniment repousser ma retraite, et les affaires de l’Ordre me prennent trop d’énergie. Je ne suis qu’un humain, je suis mortel, et la vieillesse me gagne avec tant de rapidité…Il y a 20 ans que nous nous connaissons Némésis, a l’époque j’étais
encore jeune et vigoureux, aujourd’hui je suis presque un vieillard. L’Ordre
guerrier a besoin de toi. Accepte de me remplacer. »
L’elfe ouvrit des yeux ronds.
« Vous remplacer ? C’est une lourde tâche… »
« Tu auras un assistant, rassure toi, tu n’auras qu’a prendre les grandes décisions, et Fjral le Nordique fera le reste. Tu es la plus expérimentée et surtout la plus sage, les
membres de l’Ordre guerrier sont pour la majorité des brutes épaisses qui
obéissent aux ordres, mais il leur manque l’intelligence du commandement et le
sens des responsabilités. Je compte sur toi pour ça. »
L’elfe baissa les yeux, et accepta son nouveau rôle dans l’Ordre guerrier avec un mélange d’appréhension et de joie.


Partie III


Une ambition dévorante avait gagné le cœur d’Orya, qui pour se laver de son passé avait adopté une nouvelle identité.
Némésis naquit alors. En elle bouillonnait des désirs contradictoires, ses aspirations étaient vastes, sa nomination a la tête de la Guilde des Voleurs avait été le fruit de son
travail, mais elle n’avait jamais espéré être à la tête de cette organisation
criminelle.


Quelques années plus tard, son accession au rang de grand maître de l’Ordre guerrier déclencha en elle une soif de pouvoir immense. Elle menait une vie d’aventures, possédait quelques richesses, le soutiens et l’admiration des voleurs et des guerriers de l’île.
Sa popularité croissait auprès des autorités et du peuple, bien que les rumeurs
concernant son rôle dans une organisation criminelle se répandaient peu à peu.

Une confrérie mystique composée de mages attira bientôt ses convoitises. Elle dû travailler avec acharnement de nombreuses décennies avant de gravir les échelons, et de gagner la confiance de ses pairs.

Personne ne découvrit réellement ses projets. Elle rendit un nombre incalculable de services a la confrérie des mages, son ambition lui voilait la véritable nature des choses. Elle traqua et assassina sous les ordres de ses supérieur plusieurs grands chercheurs et mages qui avaient décider de suivre leur propre route, plutôt que de subir les
contraintes de la confrérie. Jamais elle ne discutait les ordres, elle se
contentait de les exécuter dans le seul but d’élargir son pouvoir et son
influence.

Némésis n’avait rien d’un grand mage, ses talents de dissimulation et de combattante lui permirent de remplir une à une les tâches qu’on lui confiait, et loin des regards de ses semblables, elle s’entraînait seule à l’art de la magie afin de passer les tests qui lui
permettraient de se rapprocher du grand chef de la confrérie et de ses sorciers.

Un demi siècle plus tard, Némésis se rendit dans les hauts quartiers de la Confrérie des Mages. Elle était vêtue richement d’une longue tunique brodée de fils d’or et d’argent, de la plus solide et de la plus légère armure et pendait a sa gauche un long sabre
enchanté, qui reflétait une lumière verte, la lumière maléfique des sorts du
Serpent.
Elle trouva l’Archimage seul dans son bureau. Il lui tournait le dos et était occupé a observer la nature a travers une fenêtre.
« Te voilà Némésis. »fit-il sans se retourner. « Je savais que tu viendrais. »
L’Archimage tourna les yeux vers l’elfe, il avait beaucoup vieillit mais semblait en totale possession de ses moyens.
« J’imagine, étant maintenant Sorcier, que tu souhaites prendre ma place. » Il s’assit a son bureau. « Jamais aucun mage dans toute l’histoire de la Confrérie n’a réussit a évoluer si rapidement. » Il planta son regard bleu glacial dans celui de l’elfe. Elle sentit des picotements sur son visage.
« Je sens l’ambition en toi Némésis, je la sent comme une vague immense s’abattre avec violence, noyant et détruisant tout sur son passage. Je sens en toi la peur et un désir irrépressible se mêler. Es-tu effrayé Némésis ? »
« Non, Archimage. »
Il prit un air préoccupé.
« Es-tu venu prendre ma place ? »
« Oui. »
« A n’importe quel prix ? »
« Oui, Archimage. »
« Ton ambition te dévore Némésis. Tu connais les règles. »
L’elfe hocha la tête.
« Je ne quitterai pas mes fonctions, alors tu devras tenter de me tuer. »
« S’il le faut je vous tuerai. »

C’est ainsi que le vieil Archimage mourut, succombant aux blessures provoquées par le sabre maléfique de Némésis. Ses talents de guerrière et sa vigueur surpassèrent les talents d’un vieillard qui n’avait plus combattu depuis longtemps.


Partie IV


Orya se contenta pendant plusieurs décennies du pouvoir qu’elle avait obtenu. Ses relations, sa détermination et sa force de persuasion la firent gravir un nouveau palier, cette fois dans le commerce et les affaires maritimes de l’île.

Parallèlement elle tenta d’infiltrer le Temple, la religion originelle polythéiste de ces terres. Pour la première fois elle échoua avant de pouvoir gravir la dernière marche de son
ascension finale. Son passé, des rumeurs, semblèrent la rattraper. Sa popularité posa problème au Temple qui estima ne pas vouloir être représenté par un personnage si ambitieux et ambigu.

Pendant plus d’un siècle, elle se retira, nommant des seconds dans les différents Ordres et Cercles qu’elle dirigeait pour se faire oublier de la population de l’île. Elle aspirait a
prendre un nouveau départ.

Dans une petite ville de l’ouest, après avoir parcouru le moindre mètre de ces terres, exploré les moindres cavernes, tombeaux, cryptes, tours abandonnées, villes, villages, tribus de l’île, elle décida de s’enrôler dans l’armée de l’empire. Sa vie errante devait
prendre fin, elle aspirait peu à peu à revenir à la civilisation. Quand elle se présenta devant le Capitaine de la caserne de Guma, elle souhaitait trouver un logis, de la nourriture et une solde, en échange de patrouilles dans le village et dans la région. Son destin la rattrapa. Le Capitaine de Guma qui n’était autre qu’un humain dans la force de l’âge reconnu Némésis.
« Némésis ! »
Les yeux de l’elfe s’écarquillèrent d’étonnement.
« Je suis Sarol, descendant du maître de l’Ordre des guerriers, mon arrière grand père. Ton portrait orne les murs de chaque avant-poste de l’Ordre ! »
Sous les encouragements et lapression de Sarol, Némésis ne put suivre la voie qu’elle avait décidé d’emprunter, son ambition se réveilla. Elle devint Maître des Armées de l’île
quelques années après le décès de Sarol, mort de ses vieux jours.

Trop d’années étaient passées, Némésis connaissait cette île mieux que personne, la lassitude l’avait gagnée.Elle aspirait à autre chose.

Elle entendit parler d’une petite île voisine, une île glacée, aux conditions de vie rudes. Des colons étaient déjà partis, l’armée impériale y avait fait construire un fort. C’est en
qualité de Maître des Armées qu’elle se fit emmener sur cette île. Ses relations commerciales lui permirent rapidement de conclure des accords avec les investisseurs coloniaux. Elle fit construire un village de chalets sur la côte est, au Rocher du Corbeau. Némésis prit son rôle de maire très à cœurs et développa le commerce. De nombreux colons vinrent s’installer, cependant, les conditions d’existence en ce lieu étaient rudes, elle vit naître et mourir trois générations de colons puis légua son titre de maire. Il était temps de quitter ces îles pour toujours.

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Dernière édition par Orya le Sam 8 Mar - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Biographie d'Orya, Baronne de l'Ordre   Sam 8 Mar - 13:54

Sixième partie : Miraculée


Orya débarqua sur le continent de l’Empire. Très vite, elle fut contacter par l’Armée qui lui proposa d’intégrer un Ordre secret de Chevaliers.
Retirés sur la côte, en haut d’une montagne, dissimulé entre les arbres était planté une forteresse, les meurtrières tournées vers la mer.
Elle pénétra dans l’Ordre Akavirois comme on pénètre dans une cercle secret, fermé, presque invisible, légendaire, le genre d’Ordre secret qui ne laisse même pas percer la lumière du jour.
A son arrivée, l’Ordre était déjà bien structuré. Un grand maître régnait avec puissance et sagesse. Il était le seul lien entre l’Empereur et les Chevaliers.
Chaque chevalier se présentait sous un pseudonyme, personne ne connaissait la véritable identité des uns et des autres. Orya qui depuis des siècles brouillait son identité grâce a Némésis en profita pour retrouver son prénom d’origine en le faisant passer pour un pseudonyme.

Les Chevaliers étaient environ trente a son arrivée. Elle se lia d’amitié avec chacun d’entre eux. Le temps passait, s’écoulait paisiblement jusqu’à ce que la guerre éclate, sans crier gare.

A l’aube, des tambours retentirent aux oreilles d’Orya. Etendue dans son lit elle ouvrit subitement les yeux et se concentra sur le son. Un bruit de tambour régulier, comme une
marche, rythmique, des grognements, des cris, le claquement des voiles de navires dans le vent. Elle se leva précipitamment et se jeta sur la fenêtre. A travers le carreau elle vit avec horreur plusieurs dizaines de galères débordant d’orques et de gobelins en armes se rapprocher de la côte. Des canots étaient descendus pour un débarquement imminent. Un hurlement éclata du couloir. « ALERTE ! »
Ganon, en armure, ouvrit la porte à la volée « DES ORQUES ET DES GOBELINS PAR MILLIERS ! ILS ATTAQUENT AKAVIR ! »

La guerre commençait. L’Ordre Akaviroi était en première ligne. Cet Ordre était avant tout un Ordre d’espions utilisé par l’Empire a des fins militaires dans le renseignement. Cet Ordre comptait aussi les plus valeureux et les plus puissants guerriers, mages, archers et moines du continent.
Orya enfila son armure de mithril, saisit ses armes et courut jusque dans la grande salle. Tous les chevaliers étaient déjà rassemblés en demi cercle autour du grand maître. Les
instructions étaient évidentes, si évidentes que le grand maître ne dit mot. Il se leva simplement de son trône en fixant à sa taille une longue lame recourbée parcourue d’inscriptions étranges. Il la fit glisser lentement hors de son fourreau, la porta a ses lèvres et la baisa de ses lèvres sèches. Il l’a brandit brutalement au dessus de sa tête « POUR AKAVIR ! »

L’Ordre Akavirois usa de nombreuses ruses pour ralentir la progression ennemie. Des pièges, des embuscades furent tendues. Ils durent affronter plusieurs milliers d’Orques,
leur intelligence stratégique leur fit remporter de nombreuses victoires, mais
le nombre écrasa peu à peu les trente chevaliers d’Akavir.

Le Grand Maître fut le premier a mourir. Dernière arrivée dans l’Ordre, Orya ne fut pas aussi affectée que les autres chevaliers par la mort de leur chef et prit la charge de l’Ordre avec l’aide des plus expérimentés.

L’Ordre Akavirois résista deux semaines aux assauts des orques. Une fois le repère de l’Ordre découvert, l’ennemi lança une offensive mortelle sur la forteresse avec plusieurs centaines de soldats. Les chevaliers d’Akavir se battirent comme des loups, a un contre plus de dix. Ils se firent tous tués, Orya était la seule restée debout, le corps criblé de flèches. Elle réussit à s’échapper par un passage secret, et quitta le continent.

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